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En attendant Donald

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On ne pourra pas dire qu’on ne nous a pas avertis. Pour le président Trump, l’hémisphère en entier est son terrain de jeu, du pôle Nord à la Terre de Feu. Et puisque l’appétit impérial vient en mangeant, on ne peut prévoir, d’une semaine à l’autre, quel pays des Amériques il voudra acheter, avaler ou occuper.

Concernant les 55 695 habitants du Groenland, on entend dire que Trump serait prêt à leur envoyer, chacun, entre 10 000 $ et 100 000 $. Cela fait au maximum moins que 5,57 milliards de bidous, une aubaine. Appliqué aux 41 millions de Canadiens, ce même taux ferait quand même 4100 milliards de dollars. Alors je ne pense pas que nous recevrons nos chèques de sitôt.

Si Donald Trump s’avisait d’appliquer sa « doctrine Donroe » chez nous, une petite visite militaire ferait l’affaire. La grande base militaire de Fort Drum, dans l’État de New York, n’est qu’à deux heures d’Ottawa — quelques minutes à vol d’hélicoptère. Elle abrite, sur près de 450 km², trois brigades (soit 15 000 soldats), plus de 3000 civils, un centre de formation de 80 000 soldats par an, autant de chars et de blindés qu’en compte l’armée canadienne au grand complet, une division d’artillerie, une base d’aviation de combat. Détail potentiellement utile : sa 10e division d’infanterie légère est spécialisée dans le déploiement ultrarapide.

Prendre le contrôle du Parlement, exfiltrer le premier ministre Mark Carney et son épouse pour les emprisonner à Brooklyn et les accuser de trafic de fentanyl et de queues de castor ne........

© Le Devoir