Des mots qui cognent
Il faut choisir quelques mots. Des mots, comme l’a fait dire Luc Plamondon à Céline, qui sonnent, qui résonnent et qui cognent et qui, plus important encore, donnent un sens. Que penser du millésime 2026 de nos partis politiques ? Chacun son avis, mais, en attente du slogan de la CAQ (ex-CAQ ?), je ne suis pas mécontent.
Les slogans de campagnes électorales peuvent être géniaux ou médiocres — parfois à dessein — et nous en disent énormément sur ce que les stratèges des partis pensent de la position de leur formation sur l’échiquier politique. C’est un appel, parfois un aveu, souvent un acte d’accusation contre les adversaires.
Rassembler. Réparer. Bâtir. Le slogan libéral est un aveu. Ils ne savaient pas exactement quoi nous dire, alors ils ont fait steak-blé d’Inde-patate. Lorsque tous les partis d’opposition pourraient reprendre votre slogan, comme c’est le cas ici, c’est que vous ne savez pas correctement vous distinguer des autres. Entendez-moi bien, ce n’est pas complètement nul. Le PLQ souhaite rassembler tous les fédéralistes, estime que la CAQ a brisé le Québec (comme les autres partis d’ailleurs, ce que je juge excessif), et peut pointer vers des leaders libéraux qui ont « bâti » : Robert Bourassa pour la Baie-James et Lesage/Lévesque pour la nationalisation de l’électricité. (Notez, je ne cite pas le Plan Nord de Jean Charest, ce serait cruel.)
Il y avait d’autres façons de se distinguer. « Les seuls vrais fédéralistes » auraient un fond de vérité, et le chef, Charles Milliard, avait naguère testé cet argument. Mais voilà, il n’attire pas suffisamment le vote nationaliste francophone. On se souvient........
