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Renforcer la cage

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11.06.2026

Après avoir essuyé des critiques de toutes parts pour l’abolition du programme collégial offert aux pénitenciers de Cowansville et de Joliette, Service correctionnel Canada (SCC) a consenti à maintenir les cours sur le respirateur artificiel jusqu’en septembre, histoire de permettre à quelques étudiants de terminer leur parcours. SCC devant retrancher 132,2 millions de dollars de son budget d’ici 2029, il a fallu négocier fort, me dit-on, et, bien que sommé de revenir sur sa décision, le service ne bronche pas.

Depuis l’annonce de la fin du cégep en détention cet hiver, les cris du cœur se sont multipliés, tant de la part des professionnels de l’éducation en milieu carcéral que de la société civile. C’est une évidence : l’accès à l’éducation en prison, c’est crucial pour la réhabilitation et la réinsertion sociale.

Je vous en parlais en février, à travers la voix de Wendy, René et Gabriel, qui ont tous les trois suivi le programme collégial durant leur incarcération. Le cégep en prison, ça se passe en personne, dans une classe prévue à cette fin, avec une cohorte suivie. Ce n’est pas parfait, évidemment — la prison, c’est la prison — mais cela crée un réel appel d’air dans l’espace carcéral. Il y a les compétences acquises, oui, mais aussi l’impulsion qui vient avec le diplôme. Quelque chose comme un signe tangible que le chemin pris est le bon, un filon concret pour se projeter dans l’avenir. Non seulement ça marche, mais ça marche pour pas cher.........

© Le Devoir