Sachons tirer profit des dépendances américaines
Plusieurs entreprises canadiennes sont durement touchées par la guerre commerciale que nous livre l’administration Trump.
On pense bien sûr aux producteurs et transformateurs d’acier, d’aluminium et de bois, mais aussi à un large éventail d’entreprises manufacturières dont les produits deviennent parfois trop coûteux à exporter au-delà du continent.
En attendant la révision de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) qui doit débuter en juillet 2026, le gouvernement canadien tente de parer aux pires coups. Le premier ministre Mark Carney et le ministre Dominic LeBlanc ont révélé avoir amorcé des négociations avec leurs homologues américains dans les secteurs de l’acier, de l’aluminium et de l’énergie.
Cette stratégie dite des accords sectoriels vise à trouver un compromis rapide pour les entreprises de ces secteurs qui ont un urgent besoin de récupérer l’accès au marché américain. Des gains intéressants peuvent assurément résulter de ce type d’accords. Mais la négociation par accords sectoriels comporte aussi des risques importants.
Le président a beau prétendre que les États-Unis n’ont besoin de rien provenant du Canada, cela est faux. Pour que l’économie américaine reste la première au monde, elle a grand besoin de notre énergie, notre acier, notre aluminium, notre bois, nos........
