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La surprescription n’est pas qu’une affaire de quantité de pilules

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09.10.2026

L’auteur propose qu’un formulaire de consentement soit signé par le patient pour toute prescription de molécule à risque majeur.

Dans son entrevue avec Philippe Mercure, publiée dans La Presse le 27 septembre⁠1, la Dre Marie-Ève Goyer dénonce la surprescription de psychostimulants et de médicaments comme l’Ozempic et le Wegovy. Elle y voit « une espèce de crise des opioïdes 2.0 » qui se dessine. Selon elle, on soulage avec des pilules des problèmes complexes, sous la pression de voir plus de patients en moins de temps. Se peut-il que la surmédicamentation vienne aussi de lacunes notoires dans la documentation du consentement éclairé ?

La première lacune touche l’information : bien des patients ignorent les risques de leurs médicaments. La seconde lacune touche la vérification : rien ne garantit que le médecin et le pharmacien leur communiquent clairement et complètement l’étendue et la gravité des risques.

La surprescription ne se mesure pas seulement au nombre de pilules : une dose modeste, prise pendant des années, peut en être une. Une information complète permet au patient de décider en connaissance de cause de poursuivre ou non un traitement, et de convenir dès le départ, avec son médecin, du moment et des raisons de santé d’y mettre fin.

Un droit garanti, difficile à........

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