Le budget qui freine les cyclistes
En diminuant les sommes consacrées à BIXI, la Ville évite de nourrir la culture du vélo qui change petit à petit le rapport de force électoral, estime l’auteur.
Le premier budget de l’administration Martinez Ferrada a été commenté comme un exercice de contradictions.
D’un côté, on maintient le budget décennal consacré au réseau cyclable. De l’autre, on procède à des compressions immédiates qui touchent directement des leviers clés de la mobilité active, notamment BIXI. Les commentateurs y voient de la confusion. En réalité, ce budget est beaucoup plus cohérent qu’il n’y paraît.
Il est cohérent politiquement.
Car la question n’est pas de savoir si l’administration est pro-vélo ou anti-vélo. La vraie question est plus inconfortable : jusqu’à quel point veut-elle permettre au vélo de continuer à produire des électeurs ?
Depuis une quinzaine d’années, Montréal a vécu quelque chose de rare : le vélo est passé d’une pratique marginale à une norme urbaine, surtout dans les quartiers centraux. Cette transformation ne vient pas seulement des pistes, mais de........
