Le « nouveau Liban », un an après
En janvier 2025, la nomination d’un nouveau gouvernement avait permis d’espérer l’avènement d’un « nouveau Liban », mais les pressions régionales et internationales menacent le processus dans lequel le pays s’est engagé.
Ancien chef d’état-major de l’armée libanaise, Joseph Aoun accédait le 9 janvier 2025 à la présidence avec l’aide de ses soutiens internationaux.
PHOTO HASSAN AMMAR, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS
Le président du Liban, Joseph Aoun
Dans la foulée, la nomination de Nawaf Salam au poste de premier ministre, le 13 janvier 2025, avait aussi participé de ce sentiment fugace de changement.
PHOTO BUREAU DE PRESSE DU GOUVERNEMENT LIBANAIS, FOURNIE PAR L’AGENCE FRANCE-PRESSE
Le premier ministre du Liban, Nawaf Salam
Ancien président de la Cour pénale internationale, plébiscité par les milieux contestataires et la société civile, sa nomination avait laissé croire que les équilibres politiques étaient finalement alignés pour que le Liban puisse se relever.
Empêtré dans l’une des pires crises économiques enregistrées, le pays doit lutter contre un système économique prédateur qui ne fait que renforcer le clientélisme communautaire et aggraver la crise.
Après son arrivée au pouvoir, le nouveau binôme gouvernemental a vu affluer de nombreuses promesses d’aide, notamment des pays du........
