Un geste de mauvais augure
Le 18 août 1940, le président Franklin D. Roosevelt et le premier ministre canadien William Lyon Mackenzie King diffusent la déclaration d’Ogdensburg, du nom de la petite ville de l’État de New York où se sont réunis les deux dirigeants.
Ce communiqué annonce une première, soit la création d’une institution bilatérale chargée de faire des recommandations aux gouvernements sur les sujets touchants à la défense conjointe de l’Amérique du Nord. La Commission permanente mixte canado-américaine de défense (mieux connue sous son acronyme anglais de PJBD) a survécu à la fin de la guerre et a fonctionné tout au long de la guerre froide, avec des hauts et des bas. Après les attentats du 11 septembre 2001, elle a contribué à faire évoluer la réflexion sur la sécurité des deux pays, notamment sur la réévaluation et la modernisation du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD) ou encore sur la coopération dans l’Arctique.
Quatre-vingt-six ans plus tard, le sous-secrétaire d’État à la Guerre des États-Unis, Elbridge Colby, annonce mettre cette institution « sur pause », le Canada ayant « échoué à faire des progrès crédibles » en matière de défense. Quelles sont les véritables raisons de cette décision et quelles en sont les conséquences ?
Des conséquences immédiates limitées
Les conséquences immédiates ne sont........
