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En votant des peines deux fois plus lourdes pour ceux qui dissuadent de mourir que pour ceux qui incitent à le faire, les parlementaires ont laissé surgir un lapsus législatif. Il éclaire crûment le basculement anthropologique qu’introduit la proposition de loi sur « l’aide à mourir ».

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03.03.2026

Fin de vie : « Quand le législateur révèle, malgré lui, les non‑dits de “l’ aide à mourir” »

Il y a le lapsus linguae, commun. Le mot malvenu trahit la pensée véritable. Il y a le lapsus calami : rare puisque effectué par écrit alors même que l’on a le temps de se relire. Le lapsus legiferandi, lui, ne devrait pas arriver. Réalisé par écrit, dans des circonstances solennelles, soumis à plusieurs relectures par des personnes diverses puis à une délibération par des membres éminents et censément compétents de la représentation nationale, il ne peut être qu’exceptionnel.

Loi, projet de loi et réforme

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© La Croix