La tradition journalistique des canulars du 1er avril semble menacée à l’heure des fake news permanentes, selon notre chroniqueur Alain Rémond. Donald Trump illustre cette dérive où la désinformation quotidienne banalise l'exercice traditionnel du poisson d'avril dans les médias.
Donald Trump, fake news et poison d’avril
Tiens, c’est le 1er avril. La tradition veut que, ce jour-là, les journaux fassent assaut d’imagination pour inventer des scoops totalement bidon, mais donnant l’impression du plus grand sérieux, genre enquête du siècle. Il semblerait, hélas, que cette tradition ait du plomb dans l’aile. D’abord parce que l’explosion des fake news banalise l’idée même de faux scoops : avec les fake news, c’est le 1er avril non-stop. Ensuite parce que nous avons la chance d’avoir un bonimenteur de première, à la créativité sans limite, qui, à force de raconter tout et n’importe quoi, est à lui tout seul un 1er avril ambulant : vous avez reconnu l’inénarrable et infatigable Donald Trump.
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