Compromis auxquels personne ne croit, ordonnances, 49.3… Quel avenir pour le budget 2026 de retour à l’Assemblée ?
L’examen du projet de loi de Finances 2026 reprendra mardi 13 janvier dans la soirée en séance à l’Assemblée nationale. Face à un texte sur lequel personne ne semble réellement croire à un compromis, l’option d’un 49.3 ou l’hypothèse d’un recours à des ordonnances font leur retour.
Après le vote de la loi spéciale faute de budget avant la pause des Fêtes de fin d’année, le projet de loi de Finances (PLF) 2026 fait son retour en séance à l’Assemblée nationale ce mardi 13 janvier en fin de journée. Pour l’heure, il n’est pas franchement mieux embarqué qu’avant la trêve des confiseurs, la commission des Finances l’ayant de nouveau rejeté en fin de semaine dernière, mais le premier ministre et son gouvernement continuent de plaider le compromis… auquel personne ne semble réellement croire.
L’exécutif a ainsi organisé lundi une ultime consultation avant le débat dans l’hémicycle… sans succès. « À J-1 de l’examen, nous sommes encore loin d’un compromis. La droite républicaine reste accrochée à ses positions », a souligné auprès de l’AFP la négociatrice PS Estelle Mercier, à l’issue de cette nouvelle réunion organisée par Bercy entre forces politiques, de LR aux socialistes, pour trouver des « convergences ».
Le texte est de retour au Palais Bourbon dans sa version sénatoriale et LR espère bien profiter de l’occasion pour tirer la couverture à droite. La première bataille se jouera sur les économies exigées des collectivités territoriales, largement réduites par le Sénat par rapport à la proposition initiale du gouvernement, et qui « font partie des quelques points bloquants », selon l’exécutif.
Le gouvernement tente cependant de donner des gages à son allié de feu le « socle commun ». Sur les quelque 290 amendements signés du gouvernement ou du rapporteur général, parmi 3 400 à examiner, certains sont explicitement des gestes dans cette direction. Comme l’indexation sur l’inflation........
