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Des secteurs entiers demeurent sous la coupe des intérêts français : pourquoi la Françafrique se porte toujours aussi bien

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Dans un rapport publié ce mardi, l’association Survie a épluché les relations économiques entre la France et le continent africain. L’influence française demeure intacte de par le nombre de filiales et leur poids économique, notamment dans les ex-colonies.

« Fantôme de l’empire colonial » : l’expression qui figure dans le rapport publié ce 13 janvier par l’association Survie résume bien ce qui subsiste des relations économiques entre la France et les pays d’Afrique. Ce n’est guère étonnant : depuis les indépendances des pays colonisés par la France, l’influence de celle-ci en matière économique semble s’être délitée.

De ce vocable de « Françafrique », expression bien commode – quoique souvent employée à tort et à travers – pour désigner les relations néocoloniales entre la France et son ancien pré carré, que reste-t-il des intérêts économiques français sur le continent ?

« On entend souvent ce discours sur le déclin de la puissance française en Afrique, mais qu’en est-il réellement ? Et ces intérêts économiques réels sont-ils le moteur de la politique néocoloniale de la France ? », interroge Pauline Tétillon, porte-parole de l’association.

Tel est donc le sujet de ce rapport, qui passe au peigne fin ces relations économiques entre l’Hexagone et le continent africain, dont « la représentation reste figée sur le mode d’exploitation colonial, celui d’un empire à la fois pourvoyeur de matières premières pour les industries........

© L'Humanité