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Vrais ou faux espoirs pour Ascoval ? La sidérurgie ou le concentré des lâchetés et des contradictions françaises en matière de politique économique

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24.05.2019

Michel Ruimy : Aujourd’hui, 70% de l’industrie française se situe dans des territoires, hors des grandes agglomérations, dans des villes moyennes et des zones rurales et périphériques. Dans ces territoires, l’industrie a besoin d’être accompagnée car elle n’y bénéficie pas des mêmes facilités que dans les grandes agglomérations, comme les centres d’apprentissage ou le haut débit…

Concernant l’entreprise Ascoval, Bercy ne ménage pas ses efforts pour tenter de préserver les emplois des salariés parce que la perception selon laquelle l’industrie est essentielle pour la France fait enfin l’unanimité. Il n’y a pas de grande économie sans industrie puissante. L’idée d’une société post-industrielle, uniquement tournée vers les services, était une impasse.

Dans une vision plus large, il faut bien comprendre qu’aujourd’hui, la simple loi du marché ne suffit pas. La concurrence doit avant tout être équitable. N’interdisons pas, par principe, les aides d’Etat. Pour pouvoir rivaliser à égalité avec la Chine ou les Etats-Unis dans des secteurs stratégiques et porteurs comme l’espace ou la nanoélectronique, par exemple, les Etats européens doivent soutenir leurs entreprises.

Par ailleurs, si le libre-échange des marchandises a tiré la croissance du monde depuis soixante-dix ans, il faut exiger aussi le respect des règles de réciprocité. Et si cette réciprocité n’est pas respectée, comme cela a été le cas pour l’acier, les pouvoirs publics se doivent de prendre des mesures de sauvegarde sur la base de quotas.

Il faut surtout s’inspirer, par exemple, de l’accord commercial que l’Europe vient de ratifier avec le........

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