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Les 12 graphiques qu’il ne fallait pas rater en 2025

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29.12.2025

Pour retracer une année riche en péripéties, Alternatives Economiques a sélectionné douze graphiques parmi les 168 publiés en 2025 dans son graphorama du jeudi.

Parce qu’un bon graphique vaut mieux qu’un long discours, Alternatives Economiques vous propose tous les jeudis son graphorama, avec quatre infographies qui visent à éclairer différemment l’actualité.

Pour retracer ces douze derniers mois, la rédaction a sélectionné les douze meilleurs graphiques parmi les 168 publiés dans cette rubrique en 2025. Stagnation économique, débat budgétaire, reculs écologiques et tensions géopolitiques : vous retrouverez dans cette sélection (presque) exhaustive les grandes tendances d’une année qui ne fut pas de tout repos.

Rendez-vous en 2026 pour une nouvelle saison du graphorama !

Parce qu’un bon graphique vaut mieux qu’un long discours, Alternatives Economiques vous propose tous les jeudis son graphorama, avec quatre infographies qui visent à éclairer différemment l’actualité.

Pour retracer ces douze derniers mois, la rédaction a sélectionné les douze meilleurs graphiques parmi les 168 publiés dans cette rubrique en 2025. Stagnation économique, débat budgétaire, reculs écologiques et tensions géopolitiques : vous retrouverez dans cette sélection (presque) exhaustive les grandes tendances d’une année qui ne fut pas de tout repos.

Rendez-vous en 2026 pour une nouvelle saison du graphorama !

1/ L’économie ramollit, le débat budgétaire se durcit

La reprise post-Covid n’est plus qu’un lointain souvenir. En 2025, la croissance du PIB français n’a atteint que 0,8 % selon les prévisions de l’Insee publiées en novembre. Si cette estimation a été réévaluée à  0,9 % en décembre, la croissance reste inférieure à celle de 2023 et 2024, notamment du fait d’une consommation atone.

La consommation, moteur de la croissance française, s’essouffle

Taux de croissance annuel du PIB (en %) et contribution de chaque composante à cette croissance (en point de PIB)

* prévisions

Source : Insee

* prévisions

Le taux de chômage, quant à lui, est légèrement remonté sur un an (  0,3 point) pour atteindre 7,7 % au 3e trimestre 2025. Cette quasi-stabilité du chômage montre, en fait, que les créations d’emplois restent dynamiques dans le pays. Pourquoi ? Parce que ces dernières années, la population active – donc qui est sur le marché du travail – a augmenté fortement. En témoigne la hausse du taux d’activité des 15-64 ans, qui a atteint son maximum historique en 2025, à plus de 75 %. Si le chômage est quasi stable, cela signifie qu’il y a autant de créations d’emploi que de nouveaux travailleurs sur le marché.

Le problème, c’est que cette hausse du taux d’activité ne permet pas de contenir la pauvreté. Celle-ci est même en forte hausse. C’est là une exception française. Car chez nos voisins européens, des hausses comparables du taux d’activité se sont accompagnées généralement d’une baisse de la pauvreté.

Hausse de l’emploi et de la pauvreté : l’exception française

Evolution du taux d’emploi des 15-74 ans et du taux de pauvreté monétaire entre 2014 et 2024, en %

Taux de pauvreté : part de la population ayant un revenu disponible inférieur à 60 % du revenu disponible médian.

Note de lecture : En Espagne, en 2014, le taux d’emploi des 15-74 ans était de 56 % et le taux de pauvreté de 22,2 %. En 2024, le taux d’emploi atteint 66,1 % et le taux de pauvreté 19,7 %.

Source : Eurostat, calculs de Pierre Madec

Taux de pauvreté : part de la population ayant un revenu disponible inférieur à 60 % du revenu disponible médian.

Note de lecture : En Espagne, en 2014, le taux d’emploi des 15-74 ans était de 56 % et le taux de pauvreté de 22,2 %. En 2024, le taux d’emploi atteint 66,1 % et le taux de pauvreté 19,7 %.

Avec un taux de pauvreté qui a dépassé les 15 % en 2024, les situations dramatiques se multiplient. Ainsi, le nombre d’enfants à la rue en France, mesuré par l’Unicef, est en hausse constante entre 2022 et 2025, pour atteindre 2 159 cette dernière année.

Dans ce climat social dégradé, le débat parlementaire sur le budget a rythmé la fin d’année. Le déficit public et la dette ont dérapé, en raison de la succession des crises et de la politique de l’offre menée depuis 2017 qui a asséché les recettes. L’enjeu, pour les forces de gauche minoritaires à l’Assemblée, était de sauvegarder le........

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