La chasse aux fonctionnaires, éternel cheval de bataille de la droite
Les gouvernements français manient depuis longtemps la hache pour réduire le nombre de fonctionnaires. Par idéologie libérale ou pour résorber les déficits. Et sans prendre en compte les besoins des populations.
C’est en 1938 que la « hache » est officiellement déterrée. Nommé « comité de réorganisation administrative », cet instrument pensé pour faire des économies sur le compte des fonctionnaires a été rebaptisé du nom de l’outil du bûcheron par la presse et les gouvernants eux-mêmes – le président du Conseil Edouard Daladier et son ministre des Finances Paul Reynaud. Mais l’objectif de réduire le nombre de fonctionnaires existait bien avant que la « hache » n’apparaisse dans le vocabulaire.
Avant la Première Guerre mondiale, des voix s’élevaient déjà en ce sens. Comme celles de certains députés républicains ou radicaux, prônant…
C’est en 1938 que la « hache » est officiellement déterrée. Nommé « comité de réorganisation administrative », cet instrument pensé pour faire des économies sur le compte des fonctionnaires a été rebaptisé du nom de l’outil du bûcheron par la presse et les gouvernants eux-mêmes – le président du Conseil Edouard Daladier et son ministre des Finances Paul Reynaud. Mais l’objectif de réduire le nombre de fonctionnaires existait bien avant que la « hache » n’apparaisse dans le vocabulaire.
Avant la Première Guerre mondiale, des voix s’élevaient déjà en ce sens. Comme celles de certains députés républicains ou radicaux, prônant une décentralisation face à un Etat central jugé hypertrophié ou le non-remplacement des « fonctionnaires inutiles » partis à la retraite. Ou bien celles de libéraux dénonçant l’extension des fonctions de l’Etat en dehors de son champ naturel régalien. Ainsi, l’économiste Paul Leroy-Beaulieu, dans les années 1880-1890, s’inquiète « du développement de l’Etat », qui a pour lui le parfum d’une marche vers le socialisme.
Pourtant, l’extension du rôle de l’Etat est alors souvent acceptée car il prend en charge directement ou indirectement le développement de l’école publique, des infrastructures de transport, du système de santé, de La Poste, de l’électrification, etc.
Mais, comme le proposait un député républicain en 1895, « le nombre de........© Alternatives Économiques





















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