L’Union européenne négocie une future PAC moins verte et moins commune
En cours de négociation, le projet de politique agricole commune européenne pour les années 2028-2034 consacre sa renationalisation... et recule sur l’ambition environnementale.
A quoi ressemblera demain la politique agricole commune (PAC), qui reste aujourd’hui le premier engagement européen avec 31 % des dépenses communautaires ? Le 16 juillet dernier, la Commission a présenté sa proposition de cadre financier pluriannuel (CFP) – le budget de l’Union européenne (UE) pour les années 2028-2034 –, dans lequel s’inscrivent les propositions réglementaires et législatives pour la PAC après 2027.
La proposition, reflet des rapports de force internes à la Commission et formulée dans un contexte d’inquiétudes grandissantes sur les équilibres des comptes publics, de reculs des ambitions environnementales, d’arbitrages nécessaires entre des besoins croissants et concurrents, doit à présent être débattue par le Parlement européen et par le Conseil de l’UE. Une discussion qui pourrait mettre deux ans à aboutir.
Sur le volet agricole, les négociations seront d’autant plus difficiles que la proposition de la Commission pousse loin certains curseurs. D’abord…
A quoi ressemblera demain la politique agricole commune (PAC), qui reste aujourd’hui le premier engagement européen avec 31 % des dépenses communautaires ? Le 16 juillet dernier, la Commission a présenté sa proposition de cadre financier pluriannuel (CFP) – le budget de l’Union européenne (UE) pour les années 2028-2034 –, dans lequel s’inscrivent les propositions réglementaires et législatives pour la PAC après 2027.
La proposition, reflet des rapports de force internes à la Commission et formulée dans un contexte d’inquiétudes grandissantes sur les équilibres des comptes publics, de reculs des ambitions environnementales, d’arbitrages nécessaires entre des besoins croissants et concurrents, doit à présent être débattue par le Parlement européen et par le Conseil de l’UE. Une discussion qui pourrait mettre deux ans à aboutir.
Sur le volet agricole, les négociations seront d’autant plus difficiles que la proposition de la Commission pousse loin certains curseurs. D’abord,........
