Politique commerciale de l’Union européenne : quand l’union ne fait plus o...
Bien entendu, intuitivement, se mettre à plusieurs pour défendre ses intérêts paraît préférable à se retrouver seul, face à des puissances dominantes comme les États-Unis, la Chine ou d’autres zones commerciales comme le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay). L’union, notamment au sein de l’Union européenne, est censée faire la force.
Les politiques communes au sein de l’Union sont justement l’instrument majeur pour s’unir et faire bloc entre Etats européens et ainsi avoir plus de poids, plus de force. Les États membres acceptent ainsi de se dessaisir de leurs prérogatives nationales pour les fondre dans une même prérogative communautaire, mieux à même de leur donner la puissance nécessaire afin de négocier en position de force face à ses principaux partenaires. C’est l’application du principe de subsidiarité qui suppose que l’Union est plus efficace que les Etats membres pris individuellement et transfère donc à la Commission cette compétence de manière exclusive.
Cette puissance supérieure, c’est justement ce que les Européens espéraient lors de la négociation entre Ursula von der Leyen et Donald Trump le 29 juillet 2025. Or, ce n’est pas ce qui s’est passé. De l’avis d’une grande majorité d’expert, la Commission a accepté un accord nettement défavorable à l’Union européenne, comme si le rapport de force, même à 27, était demeuré en faveur des Etats-Unis. Des droits de douane de 15 % ont été imposés aux biens et communautaires à l’entrée du territoire américain alors qu’Ursula von der Leyen a accepté que les produits américains continuent à entrer sans droits de douane........
