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Crise du logement : et si la solution venait de la coopérance ? Les leçons ...

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Habiter ne se limite pas à occuper un toit. Le logement structure les trajectoires de vie, conditionne l’accès à l’emploi, à la santé, à l’éducation et façonne les équilibres territoriaux. Or, à l’heure des crises climatiques, sociales et démocratiques, la question du logement révèle une contradiction majeure : alors que la croissance démographique ralentit dans les nations disposant d’économies avancées, la crise du logement persiste, dans les zones urbaines attractives, comme au sein des ruralités, toutes avec des causalités différentes.

Depuis un siècle et demi, l’urbanisation a concentré les populations dans les villes. Aujourd’hui, mondialement, plus d’un habitant sur deux vit en zone urbaine, et cette proportion atteindra probablement 70 % d’ici 2050. Cette dynamique, combinée à l’évolution des modes de vie et à la financiarisation du secteur immobilier, a rendu le logement à la fois plus cher, plus énergivore et moins adapté aux besoins réels des ménages.

En France, le paradoxe est frappant. Le pays dispose d’un vaste territoire, consacre un effort budgétaire au logement supérieur à la moyenne européenne et connaît désormais un ralentissement démographique prononcé. Pourtant, les tensions s’aggravent : hausse des prix, recul de la construction neuve, précarité énergétique massive et 2,87 millions de ménages en attente d’un logement social sont recensés (juin 2025). Le logement est devenu le premier poste de dépense des ménages, accentuant les inégalités sociales et territoriales.

Cette situation ne s’explique pas uniquement par un déficit quantitatif. Elle résulte aussi d’inerties structurelles. Le logement est simultanément un bien d’usage et un actif financier. La........

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