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Protéger la biodiversité : et si avant de dépenser plus, on ciblait mieux les efforts ?

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27.10.2026

En Loire-Atlantique, la lutte contre la jussie, une espèce exotique envahissante venue d’Amérique du Sud, coûte chaque année environ 120 000 euros au parc naturel régional.

En Loire-Atlantique, la lutte contre la jussie, une espèce exotique envahissante venue d’Amérique du Sud, coûte chaque année environ 120 000 euros au parc naturel régional.

Mais des études montrent que cette somme n’est pas allouée de façon à maximiser les préférences des usagers ou à minimiser la quantité de jussie dans le parc.

Mais des études montrent que cette somme n’est pas allouée de façon à maximiser les préférences des usagers ou à minimiser la quantité de jussie dans le parc.

Or, les financements publics en faveur de la biodiversité sont en chute libre : dans ce contexte, se questionner sur leur allocation est crucial.

Or, les financements publics en faveur de la biodiversité sont en chute libre : dans ce contexte, se questionner sur leur allocation est crucial.

Dans le marais de Brière, en Loire-Atlantique, une plante venue d’Amérique du Sud, la jussie, envahit depuis 1994 les canaux et les prairies humides. Identifiée comme espèce exotique envahissante (EEE), elle compromet non seulement des activités économiques et récréatives, mais également le bon fonctionnement des cours d’eau et la biodiversité locale. Chaque année, le parc naturel régional dépense environ 120 000 euros pour la contenir – un effort réparti, année après année, un peu partout dans le marais. C’est ce que ferait n’importe quel gestionnaire de bon sens : traiter équitablement chaque partie du territoire.

Or, lorsque des chercheurs ont recalculé, à partir de vingt ans de données de terrain, où allouer les efforts de contrôle, le résultat a surpris jusqu’aux intéressés : avec ce même budget, il est pertinent de concentrer les efforts sur un seule zone du marais, la plus infestée. Pas parce que les autres zones ne comptent pas, mais du fait qu’avec ce budget, c’est là qu’il faut agir en priorité afin de limiter au maximum la quantité de jussie dans le marais tout en préservant les principaux services écosystémiques qu’il fournit.

Alors que le financement de la Stratégie nationale pour la biodiversité doit être réduit de moitié en 2026, la question de savoir comment l’argent disponible est dépensé n’a jamais été aussi urgente.

« Protéger un peu partout » ?

À première vue, « protéger un peu partout » semble être la moins mauvaise des........

© The Conversation