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Le microcrédit, un outil financier qui peut coûter cher aux femmes

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Grâce au microcrédit, les femmes gagnent une plus grande indépendance financière et un pouvoir décisionnel dans leur activité professionnelle. Corollaires à ce progrès : le surendettement, les violences conjugales et… le suicide. Quelles sont les solutions pour limiter ces effets délétères ?

Cinquante ans après le lancement du microcrédit au Bangladesh, les femmes représentent aujourd’hui 80 % des bénéficiaires, mais en profitent-elles réellement ?

Pression de groupe pouvant entraîner des suicides, spirale de surendettement ou encore manque de contrôle des femmes sur l’utilisation des prêts… autant de dérives qui peuvent accroître la vulnérabilité des emprunteuses.

Dans un état de l’art que nous avons publié récemment, nous regardons l’impact réel du microcrédit sur les femmes. Le résultat n’est pas totalement en leur faveur.

Notre état de l’art s’appuie sur des travaux menés principalement dans des pays en développement, incluant l’Asie du Sud, l’Océanie et l’Afrique subsaharienne.

Comment fonctionne le prêt solidaire, outil le plus utilisé en microfinance ?

De petits groupes, composés de cinq à dix individus, empruntent ensemble. Si l’un des membres manque une échéance, les autres doivent avancer son dû. La pression des pairs assure le remboursement du prêt, mais elle déplace la charge sociale sur le groupe.

Cette pression peut être plus ou moins bien supportée. En Andhra Pradesh, un État de l’Inde, le cumul de dettes et des méthodes de recouvrement oppressives ont........

© The Conversation