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Pourquoi le bonheur des enfants doit être une priorité politique

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monday

Le bien-être des enfants devrait être au cœur des politiques publiques. La collectivité y gagnerait financièrement, mais pas seulement.

Le bien-être des enfants devrait être au cœur des politiques publiques. La collectivité y gagnerait financièrement, mais pas seulement.

Malgré les déclarations, la France ne dispose pas d’indicateurs spécifiques ni d’un organisme consacré à cette question. À la différence d’autres pays.

Malgré les déclarations, la France ne dispose pas d’indicateurs spécifiques ni d’un organisme consacré à cette question. À la différence d’autres pays.

Pourtant des solutions existent et permettent de mesurer l’impact d’une politique sur les plus jeunes.

Pourtant des solutions existent et permettent de mesurer l’impact d’une politique sur les plus jeunes.

Nos sociétés savent mesurer le produit intérieur brut, le coût d’un kilomètre d’autoroute, le rendement d’un point d’impôt… sauf, précisément, ce qui finalement devrait compter le plus : le bonheur des enfants.

Or, le mal-être des jeunes s’installe dans les pays riches depuis les années 1980. L’Unicef, le Fonds des Nations unies pour l'enfance, estime que 13 % des moins de 19 ans souffrent d’un trouble psychique, le plus souvent dépressif ou anxieux, et que le suicide figure parmi les premières causes de décès chez les 15-19 ans dans l’Union européenne (UE) ; 47 % des 19-24 ans européens déclarent des difficultés psychologiques sur un an.

En France, la dépression touche plus de 20 % des 18-24 ans en 2021 contre près de 12 % en 2017, et 25 % des 15-29 ans en 2025. Gallup et PISA enregistrent partout un recul de la satisfaction de vie chez les adolescents.

Un enfant heureux, un adulte heureux !

Au-delà de ce constat et des réponses à apporter, pourquoi une nation devrait-elle s’en soucier ? Une première réponse est parce que l’enfance décide de presque tout ce qui suit. Dans The Origins of Happiness, les économistes Andrew Clark, Richard Layard et leurs collègues ont suivi des vies entières. Le meilleur prédicteur de la satisfaction de la vie d’un adulte n’est ni son diplôme ni son revenu, mais sa santé émotionnelle d’enfant.

Or, un adulte équilibré travaille mieux, tombe moins malade, sollicite moins les services de soin et d’aide sociale. Investir dans le bonheur des plus petits est sans doute l’investissement public au rendement le plus élevé qui soit, car ses effets se cumulent sur toute une vie. Un enfant heureux est, presque littéralement, un trésor pour la collectivité.

L’enfant n’est pas qu’un futur contribuable

Il y aurait pourtant un contresens à ne........

© The Conversation