Inde, Brésil et Europe: la nouvelle réalité des entrepreneurs québécois
EXPERT INVITÉ. Quand l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne est entré en application, de nombreux manufacturiers québécois y ont vu une occasion rêvée d’accéder au marché européen. Ils ont toutefois découvert assez vite que cette porte s’ouvrait aussi à d’autres: l’Europe accueillait de nouveaux concurrents qui profitent eux aussi d’accords commerciaux et d’un accès privilégié au marché européen.
L’Union européenne accélère la cadence
Depuis septembre 2017, l’Union européenne n’a pas ralenti. Elle a multiplié les accords commerciaux avec des partenaires clés en Asie et en Amérique latine, notamment le Japon, le Vietnam, Singapour, puis l’Inde et le Mercosur, qui comprend le Brésil, sans oublier les réductions de droits de douane récemment accordées par l’Union européenne à certains biens industriels et divers produits agroalimentaires américains. Ces économies bénéficient à leur tour d’un accès privilégié au marché européen. Résultat: les entreprises québécoises qui exportent en Europe ne se comparent plus seulement à des concurrents allemands ou français, mais aussi à des fournisseurs indiens, brésiliens ou argentins.
Prenons un exemple concret. Une PME........
