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De quoi le rejet de l’homosexualité est-il le nom en Afrique?

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18.03.2026

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Le Sénégal a récemment doublé les peines réprimant les relations homosexuelles, les rendant passibles de 5 à 10 ans de prison, contre un à cinq ans actuellement. Il y a quelques semaines encore, plusieurs jeunes hommes accusés d’«actes contre nature» et de «contamination volontaire» au VIH ont été condamnés par la justice sénégalaise. Ces affaires rappellent d’autres épisodes récents en Afrique de l’Ouest et du Centre: arrestations au Cameroun, controverses juridiques au Burkina Faso, violences transphobes en Côte d’Ivoire ou campagnes politiques virulentes dans plusieurs pays. Depuis une vingtaine d’années, l’homosexualité est devenue un objet central de débat public sur le continent.

Pendant longtemps, les minorités sexuelles sont restées largement invisibles dans l’espace public africain. C’est paradoxalement la lutte contre le VIH qui a contribué à leur visibilité. Au tournant des années 2000, plusieurs études ont montré que la prévalence du VIH parmi les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes était bien supérieure à celle observée dans la population générale. A Dakar, par exemple, certaines enquêtes ont estimé cette prévalence autour de 20%, alors que la prévalence nationale restait inférieure à 1%. Des tendances comparables ont été observées au Cameroun ou au Burkina Faso.

Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.


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