La dernière manche
On aurait pu penser que la possibilité grandissante de voir le PQ former un gouvernement majoritaire et tenir un référendum dans un premier mandat place Paul St-Pierre Plamondon sur la sellette lors du troisième et dernier débat de la campagne, mais il a passé une soirée étonnamment tranquille.
Christine Fréchette ne semblait plus en faire une obsession, contrairement aux confrontations précédentes. Même le spectre de Donald Trump, qu’elle brandissait presque quotidiennement, s’est fait d’autant plus discret que, de l’aveu même de la première ministre, l’hécatombe d’emplois appréhendée suite à l’imposition des tarifs ne s’est pas produite.
Charles Milliard a eu beau dire que le référendum serait l’enjeu de l’élection du 5 octobre, c’est comme si les autres estimaient que tout a été dit ou presque. À tel point que le chef du PLQ a eu l’impression d’avoir en face de lui « quatre nuances de oui ».
Après ses contre-performances de la semaine dernière, la première ministre semblait avoir retrouvé ses marques et la posture qui convient à la fonction, mais il lui aurait fallu faire nettement mieux pour renverser le cours d’une campagne qui a tourné au cauchemar, au point où la survie de son parti et son propre avenir politique sont en jeu.........
