Trumpisme et bouleversement du monde
Il est de plus en plus clair que l’administration Trump incarne des sommets sans précédent, inégalés, voire un saut qualitatif dans l’histoire de la corruption de la politique par l’argent. Un virage historique, lié à d’autres changements simultanés dans le monde.
Aux États-Unis, l’État, les financements publics, les réglementations et le pouvoir judiciaire sont de plus en plus mis au service des réseaux privés et familiaux autour du président, et au service de Trump directement, de ses avoirs matériels, de son ego et de ses vendettas.
Pour certains, ce passage à la « corruption intégrale » n’a pas l’ampleur qu’on prétend ; il n’exprime pas un changement d’époque. Le gouvernement Trump est simplement plus franc et moins cachottier face à un phénomène de toujours, consubstantiel au système américain (ou à la politique en général). Un phénomène qu’il assume totalement et dont il fait même un spectacle. Selon ce point de vue, les prédécesseurs de Trump étaient des hypocrites, des dissimulateurs… mais Trump n’est pas fondamentalement pire.
Pourtant, on a bien changé d’époque. Jamais on n’a vu un président appeler ouvertement le département de la Justice à poursuivre des individus — toute une liste noire préparée par lui à des fins de vengeance. Jamais on n’a vu un président s’associer aussi étroitement aux intérêts de la super-caste technologique, incarnée par les Thiel, Bezos, Zuckerberg, et aussi Musk — malgré un « divorce » d’opérette entre Trump et lui.
Ce que l’on voit aujourd’hui, pour les chiffres (même ajustés pour l’© Le Devoir





















Toi Staff
Sabine Sterk
Penny S. Tee
Gideon Levy
Waka Ikeda
Mark Travers Ph.d
Grant Arthur Gochin
Tarik Cyril Amar