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Un avantage concurrentiel que le Québec ne peut plus ignorer

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23.07.2026

L’adoption de normes de bien-être animal plus élevées aurait pour effet de renforcer les intérêts économiques du Québec, estiment les auteurs.

Ce qui était autrefois perçu comme un enjeu essentiellement éthique est devenu un impératif économique. Pendant que le Québec tarde encore à se doter de normes réglementaires minimales de bien-être pour les animaux d’élevage, plusieurs de ses principaux partenaires commerciaux rehaussent déjà leurs exigences et s’apprêtent à en faire une condition d’accès à leurs marchés. Le bien-être animal est aujourd’hui un avantage concurrentiel majeur, pourtant encore largement sous-estimé au Québec.

À l’heure où nous cherchons à diversifier notre économie et à développer de nouveaux marchés d’exportation, plusieurs juridictions font déjà du bien-être animal un levier de compétitivité qui leur permet de renforcer leur agriculture et d’accéder à des marchés à forte valeur ajoutée.

Le prochain gouvernement du Québec devra faire un choix : continuer de reléguer le bien-être animal au second plan, au risque de laisser les producteurs québécois perdre du terrain sur les marchés internationaux, ou en faire un véritable moteur de modernisation et de compétitivité pour notre agriculture.

La semaine dernière, l’Union européenne a envoyé un signal sans équivoque avec la publication de sa nouvelle stratégie en faveur de l’élevage1. Le bien-être animal y est présenté comme un pilier de la résilience, de la durabilité et de la compétitivité de son secteur agricole. Parmi les mesures annoncées figurent des réformes visant notamment les........

© La Presse