Une priorité collective pour l’avenir
Le développement du Québec doit s’appuyer sur de meilleures utilisation, adaptation et valorisation des bâtiments existants, estiment les cosignataires.
Face à la convergence de crises sociale, économique et environnementale, qui touche le Québec et met sous pression nos milieux de vie et nos modèles de développement, une réalité s’impose : une grande partie du bâti de demain existe déjà.
Or, ce patrimoine, qu’il soit public ou privé, ancien ou plus récent, est aujourd’hui négligé. Le vieillissement des infrastructures s’accompagne d’un déficit d’entretien important, tandis qu’un nombre croissant de bâtiments et d’ensembles, notamment patrimoniaux, sont désaffectés, vacants ou sous-utilisés, le tout créant des conditions qui peuvent amener cet actif à un point de non-retour quant à son maintien et à une valorisation viable. Cette situation contribue à une dégradation de nos milieux de vie, à une perte de valeur collective et économique et à un gaspillage de ressources que nous ne pouvons plus nous permettre.
Historiquement, les réponses apportées à ces défis ont largement reposé sur la production de nouvelles constructions. Si cela demeure une avenue valide ou nécessaire, cela ne peut constituer l’unique voie.
Le développement du Québec doit désormais s’appuyer sur de meilleures utilisation, adaptation et valorisation de l’existant, en particulier ces bâtiments et ensembles d’intérêt patrimonial qui contribuent à l’identité de nos territoires et de nos communautés.
Prendre soin de ce qui est déjà là n’est........
