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J.D. Vance, ou la fin de l’âge d’or de la vice-présidence

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28.05.2026

Depuis le début des hostilités entre les États-Unis et l’Iran, J.D. Vance est de toutes les tribunes pour défendre les efforts politiques et diplomatiques de la Maison-Blanche. Donald Trump semble en effet offrir une visibilité exceptionnelle à son vice-président, ce qui, à première vue, donne l’impression d’une vice-présidence forte et influente. Cette impression est toutefois trompeuse.

Alors que Walter Mondale (Jimmy Carter), Al Gore (Bill Clinton), Dick Cheney (George W. Bush) et Joe Biden (Barack Obama) étaient considérés comme des conseillers privilégiés par leur président, un examen approfondi du rôle de Vance semble démontrer qu’il est surtout un porte-parole de Trump.

En ce sens, loin d’incarner l’aboutissement de l’expansion du pouvoir vice-présidentiel amorcé dans les années 1970, il marque plutôt la fin de l’âge d’or de la vice-présidence américaine.

L’essor de la vice-présidence depuis Mondale

C’est grâce à Jimmy Carter que la vice-présidence sort de l’ombre et connaît l’une de ses transformations les plus importantes. En octroyant à Walter Mondale des ressources substantielles – un bureau dans l’aile ouest de la Maison-Blanche, du personnel politique, l’accès aux documents présidentiels et à toutes les réunions – et en lui confiant des dossiers prioritaires pour l’administration, il permet à son vice-président d’exercer un........

© La Presse