La culpabilité des privilégiés
L’auteur s’étonne que plusieurs parmi les plus fortunés de nos sociétés ne poursuivent pas des idéaux plus élevés que la simple accumulation de biens.
Selon une étude récente de l’Observatoire du Québec sur les inégalités1, nous atteignons en ce moment un record d’écart de revenu entre les plus pauvres et les plus riches de notre société depuis 1999. Cet écart est encore plus grand si on tient compte de la valeur du patrimoine. La richesse disponible aux 40 % des plus pauvres est de 3,3 %, comparativement à 64,8 % pour les 20 % des plus riches.
Une étude similaire de la part de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) et du Centre canadien de politiques alternatives (CCPA)2 ayant évalué l’évolution de la distribution de la richesse entre 1976 et 2006 concluait que l’écart entre riches et pauvres s’agrandissait, même après impôts et transferts gouvernementaux.
Pendant ce temps, on constate que les 10 % des Québécois ayant les revenus les plus élevés paient tous le même taux d’imposition maximal de 25,75 % au Québec, quel que soit l’excédent de ces revenus par rapport à la barre fixée à 129 590 $ (le taux est de 24 % à partir de 106 495 $ de revenus). On constate aussi que notre premier ministre canadien annule une surtaxe sur le gain en capital dès son........
