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Un Québec fou de ses plans d’intervention

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24.08.2026

Le psychologue Jean-Nicolas Carrier s’inquiète du fait qu’une mesure d’exception en vienne à concerner près du tiers des élèves du secondaire

Imaginons la scène suivante. La cliente paraplégique d’un restaurant se voit imposer des frais supplémentaires sur son addition. Elle a emprunté la rampe d’accès, et le personnel a consacré une partie de son temps à aménager un passage et à installer une table adaptée à sa situation. « Il faut comprendre, explique le propriétaire, c’est le principe de l’utilisateur-payeur. »

Si cela nous paraît grotesque, pourquoi alors accepterions-nous la même chose de la part d’écoles privées, lorsqu’elles facturent⁠1 pour la prise en charge des plans d’intervention ?

Chaque élève a droit à une éducation adaptée à ses caractéristiques particulières, à sa situation de handicap. Il s’agit d’un droit inaliénable, prévu dans la politique québécoise de l’adaptation scolaire, et qui ne devrait jamais faire l’objet d’une marchandisation ou d’une négociation.

Écrivant ceci, j’admets me sentir partagé. D’une part, nous avons raison de nous indigner des frais facturés pour mettre en place des mesures d’adaptation et du refus de l’État de prendre en charge les mesures d’adaptation des élèves du privé ; d’autre part, l’ampleur actuelle des besoins me fait sourciller. J’ignore quelle est la........

© La Presse