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Mort de Marina Vlady, l’élégance engagée

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24.09.2026

L’actrice, écrivaine et chanteuse Marina Vlady, prix d’interprétation au Festival de Cannes en 1963pour « Le lit conjugal » et qui a tourné dans plus de 80 films, est décédée jeudi à 88 ans, a annoncé safamille à l’AFP.

L’actrice, écrivaine et chanteuse Marina Vlady, prix d’interprétation au Festival de Cannes en 1963 pour Le lit conjugal et qui a tourné dans plus de 80 films, est décédée jeudi 24 septembre à 88 ans, a annoncé sa famille à l’AFP.

Elle est morte « chez elle, entourée de ses proches et de ses animaux », ont précisé dans un communiqué ses enfants, qui ont salué « une longue et belle vie bien remplie ».

Une carrière parmi les plus grands

L’actrice a été une égérie du cinéma italien et français, et a débuté sa carrière très jeune, dans Avant le déluge d’André Cayatte (1954), qui lui vaut le prix Suzanne Bianchetti – récompense de l’actrice la plus prometteuse – à 16 ans.

L’année suivante, elle épouse le metteur en scène Robert Hossein qui la fera tourner dans plusieurs de ses films. Elle aura deux fils avec lui, puis un autre avec l’aventurier Jean-Claude Brouillet.

Marina Vlady : « Le choc de Charonne »

Tout au long de sa carrière, Marina Vlady tourne avec les plus grands, de Jean-Luc Godard à Orson Welles en passant par Bertrand Tavernier, Chris Marker ou encore Ettore Scola.

L’actrice, fille d’une ancienne danseuse étoile russe et d’un ex-aviateur de l’armée française également chanteur à l’opéra, connait aussi le succès dans la chanson grâce à deux albums enregistrés avec ses sœurs sous le nom de scène « Les sœurs Poliakoff ».

« Une femme engagée toute sa vie »

En 1969, elle épouse le chanteur et poète russe Vladimir Vissotsky, pour qui elle partira s’installer à Moscou jusqu’à sa mort, en 1980. Elle tire un livre de cette relation, Vladimir ou le vol arrêté, publié en 1987 et qui sera ensuite adapté en spectacle. Au total, elle publie une dizaine de livres dont ses mémoires, 24 images/secondes (2005).

Outre le cinéma d’auteur, elle joue dans des comédies populaires dans les années 1970 comme « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » de Jean Yanne ou « Que la fête commence » de Bertrand Tavernier.

Sa vie est également marquée par le militantisme. « Marina Vlady était une femme généreuse qui a été engagée toute sa vie, depuis la guerre d’Algérie, le  Manifeste des 343  puis les sans-papiers et........

© L'Humanité