Le « sport sur ordonnance », un remède encore peu prescrit
Dix ans après l’adoption de la loi permettant aux médecins de prescrire une « activité physique adaptée » (APA) à leurs patients, les ordonnances restent rares. Comment l’expliquer ?
« Exercices d’endurance », « renforcement musculaire »… Difficile d’imaginer ces mots sur une ordonnance ? Pourtant, depuis 2016, les médecins généralistes – et spécialistes depuis 2022 – peuvent prescrire une « activité physique adaptée » (APA). « Après un infarctus, on peut proposer un réentraînement à l'effort sur un vélo », illustre Léa Belloc, coordinatrice au Labsport, centre d’APA à Saint-Nazaire (44)…
« Exercices d’endurance », « renforcement musculaire »… Difficile d’imaginer ces mots sur une ordonnance ? Pourtant, depuis 2016, les médecins généralistes – et spécialistes depuis 2022 – peuvent prescrire une « activité physique adaptée » (APA). « Après un infarctus, on peut proposer un réentraînement à l’effort sur un vélo », illustre Léa Belloc, coordinatrice au Labsport, centre d’APA à Saint-Nazaire (44).
Là où les kinésithérapeutes ciblent leur rééducation sur des lésions précises (une entorse, un lumbago…), l’APA vise la remise en mouvement plus globale des personnes ayant des besoins spécifiques. Une séance d’APA n’est donc ni une séance de kiné, ni une séance de sport, insiste la docteure Frédérique Nassoy-Stehlin, vice-présidente de la section santé publique au Conseil national de l’Ordre des médecins :
« L’APA est adaptée à des pathologies, avec de possibles restrictions à l’activité, et une individualisation de la pratique », précise-t-elle.
Une approche holistique de la santé
La loi restreint la prescription aux patients souffrant d’une « affection de longue durée ou d’une maladie chronique ou présentant des facteurs de risques » et pour les « personnes en perte d’autonomie », et non à des personnes ne présentant aucune pathologie ; pour celles-ci, on pourra parler de « sport-santé »........
