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Est-ce qu'assassiner les chefs d'État ennemis, c'est de la triche?

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04.04.2026

Est-ce qu'assassiner les chefs d'État ennemis, c'est de la triche?

Thomas Messias – 4 avril 2026 à 6h55

Vieille de plusieurs siècles, la question des «frappes de décapitation» est pleine d'ambiguïtés, ce dont ne s'encombre pas Donald Trump.

Temps de lecture: 3 minutes - Repéré sur The Financial Times

C'est sur une anecdote (non vérifiée) à propos de Napoléon que le Financial Times ouvre une réflexion sur le droit (ou non) d'éliminer les chefs d'État adverses. On raconte qu'à Waterloo, un soldat vint rapporter au duc de Wellington, chef des forces britanniques, que ses troupes avaient l'Empereur français en ligne de mire et n'attendaient que son ordre pour tirer. Refus de Wellington: tuer le commandant adverse aurait été un acte indigne d'un gentleman et aurait pu jeter le doute sur l'issue de la bataille, ternissant ainsi toute victoire.

Ce récit vient illustrer une question vieille de plusieurs siècles, mais que la politique de Donald Trump a récemment remise au goût du jour: la «frappe de décapitation», nom donné à l'assassinat ciblé et intentionnel du dirigeant d'un autre État, constitue-t-elle une tactique de guerre ou de politique étrangère légitime? Contrairement à l'élimination de l'ayatollah iranien Ali Khamenei, l'opération états-unienne visant à capturer le président vénézuélien Nicolás Maduro en janvier ne relève pas de cette catégorie, puisque celui-ci n'a pas été tué, mais elle a néanmoins choqué le monde de manière similaire, contribuant à alimenter la réflexion sur le sujet.

Combattants ou civils?

Pour les spécialistes du phénomène, les perspectives concernant le ciblage des chefs d'État ont évolué, même si le droit........

© Slate