Une intégration à bas bruit
La Suisse ne s’apprête officiellement ni à rejoindre l’OTAN ni à adhérer à l’Union européenne. Cette évidence juridique ne suffit pourtant pas à décrire l’évolution de sa politique de sécurité. Depuis plusieurs années, Berne renforce ses coopérations avec les structures euro-atlantiques, tandis que son armée s’insère progressivement dans un environnement technique, industriel et stratégique commun.
Le rapprochement s’opère sans déclaration spectaculaire. Il emprunte la voie plus discrète de l’interopérabilité: normes partagées, équipements compatibles, exercices........
