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Effacer les crimes, pendre les opposant·es

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21.09.2026

Alors que les dirigeants du monde entier se rassemblent ce 22 septembre à New York pour l’Assemblée générale des Nations unies, le pouvoir iranien envoie deux messages glaçants: il efface les preuves de l’un des pires massacres politiques de l’histoire du pays, tout en conduisant de nouveaux prisonniers vers la potence.

Le 13 septembre, la télévision d’Etat iranienne et l’agence de presse Fars ont diffusé des images montrant la démolition des murs de la prison de Gohardacht, à Karadj. Le directeur de l’administration pénitentiaire a déclaré que les travaux avaient commencé sur ordre du chef du pouvoir judiciaire et qu’ils devaient, en moins d’un mois, libérer le terrain pour des projets résidentiels et commerciaux. Mais Gohardacht n’est pas un simple terrain à bâtir. Cette prison fut l’un des principaux lieux du massacre des prisonniers politiques de 1988, au cours duquel des milliers de personnes furent exécutées, souvent à l’issue de procédures ne durant que quelques minutes. Le «couloir de la mort», la pièce où siégeait la commission de la mort et les salles dans lesquelles les prisonniers furent pendus font partie des traces matérielles de ce crime. Les témoignages des survivants et les plans de la prison ont ensuite été versés au dossier du procès, en Suède, d’Hamid Nouri, ancien responsable pénitentiaire iranien.

Téhéran........

© LeCourrier