Le marché de l’attention
Grand merci à Marie Vastel pour son excellent éditorial de samedi dernier (28 mars) au sujet des torts causés par les plateformes des réseaux sociaux qui accaparent l’attention des gens non sans, bien sûr, y trouver du profit, ne serait-ce qu’en raison de l’achalandage qu’elles vendent ensuite à n’importe quel « annonceur ».
En fait, le « marché » de l’attention est vaste ; vaste comme la vie. Et l’on peut être captivé par tant de choses.
J’ai pensé à cette phrase que Jean Larose avait écrite un jour, du temps qu’il chroniquait dans Le Devoir : « Ce mensonge, qui consiste à faire accepter que le contraire de la vie est la meilleure vie, est désormais la principale occupation de l’économie, arrivée à la phase terminale de sa domination sur la vie. »
De nos jours, il s’avère que notre simple cellulaire, par exemple, et ses multiples « applications » ne cessent de nous détourner de l’essentiel au profit d’innombrables distractions malheureuses, voire nocives.
