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De la classe progressiste à la coopérative

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30.03.2026

Une coopérative d’habitation est basée un peu sur le même principe qu’une classe d’école où des élèves forts et faibles avancent ensemble vers la réussite.

Cette diversité qu’on y trouve est sans doute son principal atout, pour stimuler le goût de la coopération, car, sous l’œil bienveillant de l’enseignant, elle encourage les plus forts à aider celles et ceux qui ont eu moins de chance.

Ainsi, les êtres humains au cerveau encore malléable apprennent à faire leurs des valeurs à partager par le plus grand nombre, comme l’égalité, la solidarité, la fraternité, qui développent un vrai sentiment d’appartenance sociale.

Le vivre-ensemble en coopérative d’habitation permet, pour les riches et les pauvres, un rapprochement plus facile entre locataires d’un même lieu et le développement plus facile de l’entraide. L’anonymat, la ghettoïsation et les inégalités y sont plus facilement combattus. Habiter une coopérative d’habitation n’est pas seulement une question de finances personnelles.

S’il y avait davantage, dans nos écoles, de classes progressistes composées de forts et de faibles apprenant le ventre plein pour commencer tôt dans la vie à développer des valeurs humaines autres que la compétition, sûrement aurions-nous dans nos parlements des élus au discours et aux projets de loi orientés par moins de gouvernance néolibérale.


© Le Devoir