Un cri du cœur qui ne s’ignore pas
Je m’exprime aujourd’hui librement et authentiquement. Je ne parle pas seulement en mon nom, mais au nom de toutes ces voix qui tremblent en silence, de toutes ces personnes qui tiennent encore debout… mais à quel prix?
Moi qui ai traversé les flammes de l’enfer, moi qui ai frôlé l’irréparable le 27 mai 2022, je sais à quel point le fil peut être mince entre survivre… et s’effondrer. Aujourd’hui, je ressens une colère et une tristesse légitimes.
Mais plus encore, je ressens une urgence. Une urgence d’agir. Une urgence de voir. Une urgence de ne plus détourner le regard.
La santé mentale n’est pas un luxe. Elle n’est pas un choix. Elle est une composante essentielle de notre humanité, le socle même d’une société fonctionnelle et digne.
Ignorer la santé mentale, c’est ignorer la société. Quand les individus s’épuisent, quand les communautés sont à bout, c’est toute la société qui vacille.
En 2026, nous ne pouvons plus fermer les yeux. Fermer les yeux, aujourd’hui, c’est condamner notre humanité de demain.
Ce n’est pas la faiblesse des individus qui brise des vies. C’est l’indifférence collective.
Chaque personne laissée à elle-même est un potentiel abandonné, un futur fragilisé, une richesse humaine que l’on choisit de perdre.
Je lance aujourd’hui un appel clair : nous devons investir davantage en santé mentale. Nous devons rendre les services accessibles, humains et rapides. Nous devons soutenir nos organismes communautaires, qui tiennent à bout de bras une population épuisée.
Agir en santé mentale, ce n’est pas une option. C’est une responsabilité collective.
Nous sommes l’humanité. Nous avons le devoir de nous relever ensemble.
À toutes les personnes qui souffrent en silence, sortez de l’ombre. Vous n’êtes pas seules.
À la société, ouvrons les yeux. Écoutons. Agissons. Avant qu’il ne soit trop tard.
