menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Même pas morte

7 0
19.06.2026

Il y a les chiffres, les tendances, les études de consommation. La culture québécoise, disent-ils, est en berne. Puis, il y a l’action, la présence, le spectacle, qui forment cumulativement une vivante résistance.

L’autre soir, aux Francos, toute une bande de chanteurs dont l’année de naissance commence par le chiffre 2 ont célébré l’album Le dôme, de Jean Leloup. Tous attestent avoir été influencés par ses sons, son rythme, ses paroles libres et décalées. Nous avons donc assisté à l’expression d’une transmission générationnelle d’un des récents feux d’artifice de la culture québécoise.

Le même phénomène se déroule depuis quelques années dans la déclinaison sous toutes ses formes de l’œuvre du regretté Serge Fiori et de la bande d’Harmonium. On l’a vue symphonique, on l’a vue dansée par des circassiens. Les belles-sœurs, de même, est passé de la scène à la comédie musicale (livret Daniel Bélanger), puis au film chanté à succès, bien que ses personnages soient incarnés par une génération d’actrices nées dans un contexte que les belles-sœurs d’origine auraient eu du mal à comprendre. Pauline Julien fut récemment redécouverte par un groupe de jeunes chanteuses, sa vie sera sous peu portée à l’écran, en septembre, sous les traits de Suzanne Clément. Deux femmes en or a connu une nouvelle vie et un nouveau succès commercial.........

© Le Devoir