Une refondation de notre système s’impose
Pour les auteurs, le système éducatif actuel est trop centré sur la concurrence alors qu’il devrait plutôt mettre de l’avant des valeurs telles que la coopération, la mutualisation et la solidarité
La campagne électorale est chose du passé et nous avons élu un nouveau gouvernement. Force est de constater cependant que l’éducation, thème peu priorisé par la population québécoise, y aura tenu une bien petite place.
Et pourtant ! Alors que viennent de se jouer des élections que d’aucuns ont qualifiées d’historiques, rappelons le propos de celui qui fut le premier ministre de l’Éducation du Québec (1964-1966), Paul Gérin-Lajoie, pour qui « l’éducation est le champ de l’activité humaine où se joue le destin d’une nation ».
Et convenons, en ces temps troubles, que la question de l’orientation à donner à notre système d’éducation est fondamentale et devrait susciter davantage d’attention de la part de celles et ceux qui actionneront bientôt les leviers du pouvoir.
Par-delà d’éventuels états généraux promis par trois des principaux partis en lice et de l’enjeu bien réel de l’« école à trois vitesses » et ses effets délétères, des questions demeurent quant à l’évolution souhaitable de notre système d’éducation, en son entier et dans le détail, en raison notamment des nombreux enjeux et défis qui le tenaillent : décrochage des garçons, pénurie d’enseignants qualifiés, vétusté des locaux, taux de réussite anémique, envahissement de l’IA, bouleversement des repères socioculturels, montée des incertitudes, etc.
À nos yeux, il apparaît important et nécessaire de raviver ces........
