Pierrot, cent ans de combats pour « l’Humanité » et le communisme
Pierre Holcer, Pierrot pour ceux qui l’aiment, a une famille de cœur : les communistes. Ce vendredi, il a 100 ans. L’occasion de rendre un hommage à l’homme et au militant attaché à son journal, « l’Humanité ».
Ce vendredi 3 avril, Pierrot a 100 ans tout rond. Et d’avril 1926 à avril 2026, son histoire épouse à la fois celle de Paris, celle de son quartier, celui de la place des Fêtes, dans le 19e arrondissement, et celle du Parti communiste français. Pendant des décennies, et jusqu’à récemment, « au moins ses 95 ans », dit son ami et camarade Claude Bardavid, il a vendu l’Humanité dimanche puis l’Humanité magazine, à la sortie du métro. Il adorait aussi le rendez-vous du muguet du 1er Mai. Et, ajoute Colette, une autre camarade qui le connaît depuis qu’elle s’est installée dans le quartier avec sa famille en 1968, « il était champion de la vente des vignettes de la Fête de l’Huma ».
Aujourd’hui, Pierrot, Pierre Holcer de son vrai nom, se repose à l’Ehpad, là où il a toujours vécu, dans ce triangle resté populaire entre « la rue de Belleville, la rue Pixérécourt, et la place des Fêtes ». Un ami, Abdelaziz, lui rend visite tous les jours, lui prête son téléphone portable, sur lequel il regarde des vidéos de l’INA, lui qui a toujours refusé, jusque dans sa chambre en maison de retraite, d’avoir la télévision. Un grand plaid rouge sur les genoux, Pierrot est ravi que son petit domicile soit envahi par sa bande, qui fouille dans son armoire, à la recherche d’un sweat un peu plus chaud, lui pose son petit crème apporté par........
