5 graphiques qui montrent que l’information de qualité est en danger
Coûts orientés à la hausse, recettes qui fondent, concurrence des réseaux sociaux et de l’IA… Le modèle économique de la presse est cassé et doit être réinventé d’urgence.
A l’heure des réseaux sociaux et de ChatGPT, produire de l’information de qualité est-il encore une activité viable ? Telle est la question au cœur de l’étude publiée le 20 janvier conjointement par le ministère de la Culture et l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom)…
A l’heure des réseaux sociaux et de ChatGPT, produire de l’information de qualité est-il encore une activité viable ? Telle est la question au cœur de l’étude publiée le 20 janvier conjointement par le ministère de la Culture et l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom).
Ne faisons pas durer le suspense : « Le modèle économique de l’information est aujourd’hui en danger », concluent les auteurs de l’étude réalisée auprès de ses principaux producteurs dans l’Hexagone – qu’il s’agisse des chaînes de télévision, des stations de radios, des agences de presse, des titres de presse d’information politique et générale bimédia (papier et numérique) ou 100 % numériques, ou encore des producteurs de contenus sur les plateformes en ligne. Et l’essor actuel de l’IA pourrait marquer son chant du cygne.
Des comptes dégradés
Une majorité de médias ayant répondu à cette enquête affiche d’ores et déjà des comptes dans le rouge, ce qui pose la question de leur pérennité : en 2024, 56 % d’entre eux ont ainsi dégagé une marge négative, et près de 80 % une marge faible (inférieure à 6 %) ou négative.
Tous ne sont cependant pas logés à la même enseigne : les médias privés locaux, les médias indépendants et les agences de presse apparaissent les plus exposés à des difficultés financières à court ou moyen terme. Une menace bien concrète, comme en témoigne l’annonce, à l’été dernier, par l’AFP d’un « programme d’économies » de 12 à 14 millions d’euros sur 2025 et 2026, à cause d’une « dégradation durable » de ses perspectives financières liée notamment à la décision de Meta de mettre fin à ses partenariats en matière de vérification d’informations. Cette fragilisation des agences de presse a de quoi inquiéter lorsqu’on connaît leur rôle de « source primaire » pour les autres producteurs d’information.
Toutes les chaînes d’information en continu privées affichent quant à elles un résultat d’exploitation déficitaire en 2023 ou 2024, soulignent les consultants du cabinet PMP Strategy qui ont réalisé l’étude pour le compte de........
