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Les indications géographiques, un instrument de développement pour les pays du Sud

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15.04.2026

Les indications géographiques, nées en Europe, font école ailleurs et notamment en Asie. Bien employées, elles favorisent les revenus des producteurs et l’essor des territoires mais peuvent aussi entraîner une surexploitation.

Thé darjeeling, champagne, roquefort, riz basmati, café de Colombie… Environ 9 500 indications géographiques (IG) sont reconnues par les Etats à travers le monde. « Ce droit de propriété intellectuelle protège le nom d'un produit contre les fraudes et les contrefaçons », rappelle Delphine Marie-Vivien, chercheuse au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).

« Les caractéristiques et la qualité du produit sont liées au terroir et au savoir-faire des producteurs qui établissent ensemble un cahier des charges », poursuit-elle. Le Cirad accompagne le développement d'indications géographiques dans les pays du Sud, notamment via le programme « Facilité IG », financé par l'Agence française de développement (AFD). Le cahier des charges...

Thé darjeeling, champagne, roquefort, riz basmati, café de Colombie… Environ 9 500 indications géographiques (IG) sont reconnues par les Etats à travers le monde. « Ce droit de propriété intellectuelle protège le nom d’un produit contre les fraudes et les contrefaçons », rappelle Delphine Marie-Vivien, chercheuse au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).

« Les caractéristiques et la qualité du produit sont liées au terroir et au savoir-faire des producteurs qui établissent ensemble un cahier des charges », poursuit-elle. Le Cirad accompagne le développement d’indications géographiques dans les pays du Sud, notamment via le programme « Facilité IG », financé par l’Agence française de développement (AFD). Le cahier des charges est enregistré par les autorités nationales.

S’ils visent les marchés internationaux, les producteurs peuvent, par la suite, effectuer des démarches pour obtenir une reconnaissance auprès de l’Organisation mondiale de la protection intellectuelle (Ompi).

Une forte dynamique en Asie, Afrique et Amérique du Sud

À ce jour, près de 1 150 IG sont enregistrées par le système international de protection des appellations d’origine et des indications géographiques, dit système de Lisbonne, qui dépend de l’Ompi. Il offre une protection dans 73 pays signataires. La reconnaissance des IG peut également faire l’objet d’accords bilatéraux entre les Etats : les traités de libre-échange négociés par l’Union européenne comportent systématiquement un chapitre à ce sujet.

L’Europe a contribué à internationaliser le modèle des indications géographiques. L’Asie en compte aujourd’hui 4 000, soit autant que le Vieux Continent

L’Europe a contribué........

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