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Au Danemark, les enfants prennent davantage de risques et ça pourrait contribuer à leur bien‑être

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15.05.2026

Loin de la surveillance constante qui domine dans de nombreux pays, les parents danois laissent davantage leurs enfants expérimenter, se tromper et prendre des risques mesurés. Une philosophie éducative qui pourrait favoriser la confiance en soi et l’autonomie.

On a beaucoup écrit sur les scores élevés et constants du Danemark dans les classements mondiaux du bonheur, si bien qu’il n’est peut-être pas surprenant que le Danemark soit également considéré comme le meilleur pays pour élever des enfants, selon U.S. News and World Report. Le petit pays scandinave figure aussi parmi les mieux classés en matière de bien-être des enfants, un indicateur qui prend en compte la santé physique, la santé mentale, l’éducation et les relations sociales.

Des politiques publiques comme un congé parental généreux, de solides investissements publics dans l’éducation et un système de santé universel ont évidemment joué un rôle dans ces résultats. Les Danois affichent également un niveau élevé de confiance sociale : 74 % d’entre eux estiment que l’on peut faire confiance à la plupart des gens, contre seulement 37 % des Américains.

Mais un autre facteur pourrait contribuer au bien-être des enfants danois : ils sont souvent encouragés à participer à des jeux risqués et peu encadrés.

Cela peut sembler contradictoire avec le désir des parents de tout faire pour assurer la sécurité de leurs enfants. Pourtant, en tant que Danoise d’origine et psychologue, j’ai étudié la manière dont le style parental plus détaché pratiqué au Danemark pourrait être l’une des clés pour élever des enfants plus résilients et autonomes.

Les bienfaits du jeu libre

Les Danois utilisent deux mots distincts pour traduire le mot « jouer ». Le terme « leg » désigne le jeu libre et non structuré ; « spille », lui, renvoie aux jeux ou activités régis par des règles préétablies, comme jouer au football, aux échecs ou du violon.

Chaque forme de jeu a ses bénéfices. Mais des études ont montré que le jeu libre et spontané exige davantage de compromis et de créativité, car les enfants ont la liberté de modifier ou d’inventer les règles. Les enfants apprennent à attendre leur tour et à résoudre des problèmes – des compétences plus difficiles à........

© The Conversation