Campagne contre le Hezbollah : Israël attise les tensions sectaires au Liban
Depuis le 29 mars, l’armée israélienne a étendu ses opérations dans le sud du Liban. Ce nouveau conflit avec le Hezbollah, ordonné par le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, s’inscrit dans une longue suite de tentatives d’Israël pour démanteler le groupe chiite libanais, dont on ne voit pas la fin.
La population libanaise se prépare au pire, sachant que les invasions israéliennes précédentes ont presque toujours entraîné de longues périodes d’occupation. L’opacité de la situation sur le terrain exacerbe les craintes des Libanais.
Des informations contradictoires circulent quant au succès ou à l’échec des incursions israéliennes. Selon une rumeur largement répandue, mais non confirmée, les troupes israéliennes auraient pris le château de Beaufort, une forteresse du XIIe siècle qui surplombe le fleuve Litani sur sa rive nord.
Ce cours d’eau, qui traverse le sud du Liban d’est en ouest, délimite la région la plus méridionale du pays. Les responsables israéliens la considèrent comme une zone tampon contre les attaques du Hezbollah. Toutefois, des groupes extrémistes israéliens commencent à aspirer à s’y installer.
Alors que le Hezbollah combat l’armée israélienne au sud du Litani, une autre forme d’affrontement se déroule au nord — où plus d’un million de personnes, surtout des chiites originaires du sud et de la vallée de la Bekaa, se sont déplacées pour fuir les hostilités.
Dans ce pays profondément divisé selon des lignes religieuses très nettes, même si elles n’ont pas un caractère officiel, l’afflux massif de déplacés chiites dans des zones traditionnellement chrétiennes et sunnites avive les tensions sectaires.
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