Réseaux sociaux : les neurosciences expliquent la vulnérabilité des adolescents
Dans une décision historique, un jury de Los Angeles a conclu que la société de réseaux sociaux Meta et le service de diffusion en continu YouTube avaient causé un préjudice à une jeune utilisatrice.
Le procès lancé par la Commission fédérale du commerce a établi que leurs plates-formes créaient délibérément la dépendance, entraînant des troubles de santé mentale, dont la dysmorphie corporelle, la dépression et les idées suicidaires.
Alors que d’autres tribunaux doivent se prononcer, ce verdict n’est pas sans rappeler les grands procès ayant mis à genoux les grands cigarettiers. Partout, les appels en faveur d’une meilleure réglementation des réseaux sociaux s’intensifient.
L’Australie, la France et l’Espagne ont déjà institué des restrictions quant à l’âge des utilisateurs. Mais le Canada, lui, n’a toujours pas légiféré sur les préjudices en ligne.
Mais dans toute cette bataille, une question est souvent négligée : qu’est-ce qui rend les ados si vulnérables aux plates-formes ?
Pics de dopamine et cerveaux immatures
Imaginez Sara, 14 ans, retrouvée inconsciente après une tentative de suicide. Épanouie, soutenue par sa famille, elle réussissait pourtant à l’école et vivait au sein d’une communauté dynamique. Mais derrière sa porte close, elle luttait en secret contre un mal qui s’est installé lentement : le sentiment de ne pas être à la hauteur.
Sara passait des heures à faire défiler les messages, à afficher les siens, à courir les « j’aime »… jusqu’à ce que la reconnaissance cesse d’affluer. Sans aucun confident, malgré ses 150 abonnés en ligne, elle en est venue à croire qu’elle était........
