Grève des ingénieurs: le vent souffle, mais rien ne change
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EXPERT INVITÉ. Il y a tellement de cônes orange, qu’on ne les voit plus. Ils font partie du paysage. Ils sont là en permanence, donc on s’y est malheureusement habitué.
Année après année, le printemps rime avec l’éclosion des bourgeons. Alors que l’été rime plutôt avec l’apparition, l’éclosion, et la multiplication des chantiers de construction. Il y en a tellement, qu’on ne les voit plus. Il y en a tellement que, même si tous les travailleurs sont absents, on ne gaspille plus notre salive. On fait avec…
Un viaduc en mauvais état: c’est la norme!
Un pont qui s’effrite: ce n’est pas grave!
Un ponceau qui s’écroule: ne vous en fais pas!
Un détour sans indication qui mène à un autre détour menant dans un cul-de-sac ou dans un sens unique: qui est surpris?
L’été, au Québec, est caractérisé par les cônes orange et les chantiers, et la résultante, quoique frustrante, est simple pour nous tous : bouchon de circulation, attente, retard, impatience, et résignation.
Ainsi présentée, la grève illimitée des ingénieurs de l’État ayant débuté hier n’aura aucun impact supplémentaire pour nos et aucun dénouement favorable pour ces employés. Pis, vous et moi ne verrons rien et ne ressentirons rien de plus que le bordel que nous subissons présentement.
L’action de ces syndiqués équivaut malheureusement à souffler à plein poumon dans le vent…
Toutefois, Marc-André Martin, président de l’association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ), prévient qu’une grève prolongée........
