Les ruptures de scolarisation devraient nous alarmer collectivement
Le 20 février dernier, le dépôt du premier rapport d’activités annuel du Protecteur national de l’élève a été « éclipsé » par le dépôt d’un autre rapport, celui de la vérificatrice générale sur un certain fiasco à la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ). Malheureusement, un des constats alarmants du Protecteur national de l’élève est ainsi passé inaperçu : le fait qu’un grand nombre d’élèves vivent des ruptures de scolarisation et se retrouvent ainsi exclus, pour des périodes plus ou moins longues, de l’école québécoise.
Ce phénomène qui va en s’aggravant mérite qu’on s’y intéresse collectivement et exige une intervention politique urgente.
Les « ruptures de services/de scolarisation » font partie des principaux motifs des plaintes reçues par le Protecteur national de l’élève. On parle ici d’élèves qui ne sont pas scolarisés pendant des périodes plus ou moins longues, qui vont de quelques heures par semaine à plusieurs semaines par année, ou qui sont carrément exclus de l’école. Des élèves qui, dans la presque totalité des cas, sont en situation de handicap........
