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M. Tempête et Mme Pas-de-vagues

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28.01.2026

Il a 61 ans, elle en a 54. Mais, c’est étrange, ils donnent l’impression d’être issus de générations complètement distinctes. Bernard Drainville semble porteur d’un lourd fardeau. De batailles épiques, de choix déchirants. Il en a gardé une couenne épaisse, zébrée d’impressionnantes cicatrices. Christine Fréchette semble avoir le sourire dans les yeux, le pied léger, l’entrain de celle qui a contourné les obstacles et à qui la vie a balisé un chemin vers le sommet.

Lorsqu’on lui demande ce qui la distingue de son rival, elle répond, avec raison : « la personnalité ». Les électeurs votent pour un parti, un programme, un chef. Ils votent aussi, beaucoup, pour une personnalité. Pour peu qu’elle convienne aux défis du moment.

On les sait studieux, besogneux. Les ayant côtoyés tous deux, je confirme. Nous sommes en présence de gens sérieux qui connaissent leurs dossiers, posent les bonnes questions, savent écouter et savent s’exprimer. C’est déjà ça.

J’appelle Bernard Drainville Monsieur Tempête, non seulement parce qu’il sait les affronter, mais parce qu’il lui arrive de les provoquer. Dans l’affaire de la Charte des valeurs, qu’il a déposée lorsqu’il était ministre de Pauline Marois, plusieurs approches étaient possibles. Il a choisi la plus maximaliste. Tout enrégimenter, tout de suite. Et virer ceux et celles qui ne se soumettaient pas à la nouvelle règle, quels qu’aient été leurs états de service, et même si cela offrait à nos opposants des dizaines de martyrs de la laïcité.

Je........

© Le Devoir