Lits au sol, enfants mélangés aux adultes, mesures d’isolement excessives… le rapport choc des urgences psychiatriques francilienne
Des patients contraints dormir sur le sol, des mineurs hospitalisés avec des adultes… Le rapport de la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté rendu public ce jeudi 10 septembre dénonce la saturation qui frappe les urgences psychiatriques de grands hôpitaux parisiens.
Un constat accablant. Dans des « recommandations en urgence » publiées ce jeudi, la contrôleure générale des lieux de privation et de liberté (GGLPL) dénonce de « graves dysfonctionnements » au sein de la prise en charge des urgences psychiatriques et Île-de-France.
Menées début juillet, des inspections surprises au cœur d’établissements hospitaliers phares de la région parisienne – parmi lesquels Sainte-Anne, Cochin, Henri-Mondor ou encore l’hôpital pédiatrique Robert Debré – révèlent une dérive alarmante. La saturation systémique y met quotidiennement en péril les droits fondamentaux et la sécurité des patients les plus vulnérables.
Une prise en charge sous le poids de la saturation
Faute de lits disponibles en aval et face à une pénurie structurelle de personnel, les services d’urgences de la région subissent un engorgement chronique et étouffant. Les chiffres avancés par le rapport font froid dans le dos :........
